Toujours plus !

, par Christelle MARTIN

Toujours plus !

Toujours plus de passagers : +3.9% en juillet,

Toujours plus d’installations,

Toujours plus de réorganisations : BAP, DSI, CDG2020, Orly 2020, LBG 2020, la COM, SET LOG, la formation…..

Toujours plus de sous-traitance,

Toujours plus de polyvalence, mutualisation des métiers,

Toujours plus de suppressions de postes,

Toujours plus de dividendes reversés aux actionnaires,

Toujours plus d’autocongratulation de la direction.

Ou toujours moins ?

Toujours moins d’effectifs,

Toujours moins de pouvoir d’achat : +0.3% d’augmentation de salaire en juillet 2018 pour une inflation de 2.3% en juillet 2018 et +0.5 en 2017,

Toujours moins d’heures majorées sur les tableaux de service,

Toujours moins de reconnaissance avec des entretiens annuels mal vécus par beaucoup de salariés,

Toujours moins d’acquis sociaux (remise en cause du SUFA pour les nouveaux embauchés, baisse de la rémunération des temps partiels…),

Toujours moins de temps de pause, de temps de relève,

Toujours moins de point de restauration, notamment en soir pour les opérationnels,

Toujours moins de renouvellement des temps partiels convenances personnelles,

Toujours moins d’opportunité de mobilité professionnelle voulue et choisie,

Toujours moins de promotion,

Toujours moins de partage des richesses produites.

Mais soyez rassurés, le projet de privatisation ne changera rien !

La privatisation n’aura pas de conséquences directes sur l’emploi aux dires du PDG. Les conséquences indirectes seront-elles les même que lors de l’ouverture du capital en 2005 ? Filialisation de l’escale, PSE à IMO, PSE au dispensaire, PDV, suppression des agents d’intervention aérogares (AIA), des informations au public, des ateliers...

Selon le ministre des finances, les missions de sécurité et de sureté ne seront pas privatisées. Donc que deviendront les missions de service public déléguées par l’Etat à notre entreprise lorsqu’elle sera privatisée ? Les missions de secours publics, d’assistance à la personne, de sécurité des biens et des personnes, de coordination de la sureté effectuées par le SMUR, les SSLIA, les SSIAP, le péril animalier, les PCR, les CSA, les CSO et RSO, les objets trouvés… seront-elles toujours déléguées par l’état à une entreprise privée ?

Les faits parlent pourtant d’eux même !

Depuis la transformation de l’établissement public en société anonyme et l’ouverture de son capital :

- le trafic passagers a augmenté de 34.7%,

- les effectifs ont baissé de 17.5% dont 73.3% en exécution et 20.5% en maitrise,

- les bénéfices nets ont augmentés de 353% et 60% sont redistribués aux actionnaires,

- le statut des cadres a été remis en cause et notamment les grilles de rémunération,

- la durée de travail a augmenté, passant à 37H30 par semaine pour les opérationnels,

- les règles de pause des droits à repos ont été durcies, obligeant les salariés à poser un minimum de 3 vacations consécutives,

- des pans entiers d’activité ont été sous-traités en commençant par les ateliers, les métiers techniques, les salons, le bureau de tourisme, les renseignements téléphonés, l’accueil au siège, les missions des agents d’intervention aérogare et aujourd’hui, le cœur de métier qu’est l’accueil des usagers en aérogare,

- le dispensaire a été fermé,

- les traitements de base des temps partiels convenances personnelles ont été baissés de 10% pour les mi-temps et 5% pour les trois quart temps pour soi-disant les autoriser plus facilement, alors qu’ils sont toujours refusés par nombreuses hiérarchies,

- le PARDA (pré-retraite) a été remis en cause.

Alors puisque la privatisation ne changerait rien, FO exige des engagements fermes

-  Retour de la garantie de l’emploi,

-  Maintien de tous les acquis sociaux,

-  Maintien des missions de service public effectuées par des salariés d’ADP sous statut,

-  Maintien des organisations horaires dérogeant au droit privé notamment les 24/72H pour les SSLIA et SMU et les 2X12H pour les opérationnels,

-  Maintien du statut du personnel et de son contenu,

-  Maintien des qualifications et des grilles de rémunération,

-  Maintien du pécule, 13ème mois, prime vacances à minima au taux actuel,

- Arrêt des licenciements pour inaptitude et reclassement garanti des salariés,

-  Arrêt de la sous-traitance des activités,

-  Aménagements des horaires de travail pour les salariés ayant des enfants,

- Retour des pré-retraites (PARDA) pour tous les salariés,

-  Maintien du pouvoir d’achat des salariés annuellement,

-  De véritable déroulement de carrière,

-  Transparence totale dans le pourvoi des emplois

Le meilleur moyen de répondre aux exigences de FO c’est LE RETRAIT DU PROJET DE LOI.

Le tract en PDF