Sourd à notre demande d’audience, le gouvernement affiche son mépris pour le personnel Exigeons le retrait du projet de privatisation

, par Christelle MARTIN

La grève du 31 mai dernier à l’appel de l’intersyndicale contre la privatisation (FO, CGT, CFE-CGC et UNSA-SAPAP) a permis de rassembler, une nouvelle fois, plusieurs centaines de salariés en grève et en manifestation sur les trois plateformes et sur des revendications communes :

RETRAIT DE TOUT PROJET DE PRIVATISATION ; MAINTIEN DU STATUT DU PERSONNEL ET DE NOS ACQUIS SOCIAUX

Cette grève faisait suite au rassemblement des militants des syndicats FO et CGT, CGC, UNSA le 23 mai aux abords de l’Elysée, pour remettre au Président de la République et au Premier Ministre un courrier exigeant qu’une délégation soit reçue dans les plus brefs délais.

Ce 7 juin, voilà 15 jours que nous attendons une réponse !

Entre temps, de nombreux articles de presse ont continué à se succéder, démontrant que le gouvernement reste « droit dans ses bottes » sans que l’imminence du projet fasse l’objet du moindre démenti, bien au contraire !

Ainsi le magazine « Challenge » du 7 juin titre un article : « Derniers ajustements pour la privatisation de la FDJ et d’ADP » et écrit : «  La privatisation de la Française des jeux et celle d’Aéroports de Paris devraient être présentées en conseil des ministres le 18 juin.  »

La veille, le 6 juin, une dépêche Reuters indiquait : «  Vinci (…) est cité comme repreneur favori d’ADP, dont il détient déjà 8% du capital (…) Le groupe de BTP, qui réitère d’ailleurs régulièrement son intérêt pour ADP, bénéficie d’un moyen de pression sur l’Etat avec qui il doit engager des discussions sur le montant de l’indemnité qui doit lui être versée après l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), dont il devait être le concessionnaire.  »

En ne répondant pas, le gouvernement affiche ouvertement SON MEPRIS pour le personnel d’Aéroports de Paris. Selon la presse, le projet serait présenté au Conseil des Ministres le 18 juin 2018.

FO le réaffirme, le projet de privatisation est :

  1. Destructeur d’un point de vue social (emplois et statut du personnel) pour le personnel d’ADP, et au-delà pour tous les salariés de nos plateformes.
  1. Nocif pour la qualité de service, la sécurité et la sûreté des usagers et des passagers des compagnies aériennes et les missions de services publics
  1. Absurde d’un point de vue économique.

Il doit être retiré dans les plus brefs délais !

Dans cette situation, FO estime qu’il est temps de lancer un ultimatum au gouvernement.

Le gouvernement doit répondre et satisfaire nos revendications, celle des élus locaux, des riverains, des citoyens et des compagnies aériennes. Dans le cas contraire, FO estimerait qu’il faut aller chercher la réponse devant l’Elysée ou Matignon, tous ensemble dans une grève nette et claire permettant de rassembler toutes les catégories du personnel d’Orly, de Roissy, du Bourget, des Aérodromes secondaires, travaillant de nuit comme de jour.

Telles est la proposition que FO soumet à la réflexion de l’ensemble du personnel et aux organisations syndicales. :

Mettons – nous, tous ensemble, en grève ;

Allons à l’Elysée ou Matignon, dans l’unité et l’action commune ! (avec une banderole commune par exemple) ;

Pour exiger le retrait du projet de privatisation et le maintien du statut.

le tract en PDF